Louer une voiture au Japon : le guide pratique

Louer une voiture au Japon : le guide pratique

Louer une voiture au Japon : le guide

Bien que la majorité des voyageurs se déplace en transport en commun, la location d’une voiture au Japon peut être une excellente solution pour sortir des sentiers battus et découvrir une autre facette du Japon.

J’ai parcouru le Japon en van aménagé pendant 3 mois, et j’ai eu l’occasion de louer à 3 reprises une voiture au Japon : 2 fois pendant mes 2 semaines à Okinawa et une troisième fois pendant mes 10 jours au Japon en janvier 2020.

Je vous propose donc ici un guide pour tout savoir sur la location d’une voiture au Japon, un moyen pas si onéreux de découvrir le Japon malgré les idées reçues.

Sommaire de l’article

Le guide de la location de voiture au Japon

La traduction du permis

Pour louer une voiture au Japon il vous faut une traduction officielle de votre permis de conduire.

Vous ne pourrez pas louer de voiture au Japon sans la traduction officielle. L’agence ne vous donnera tout simplement pas la voiture si vous n’avez pas de traduction.

On parle ici d’une traduction officielle du permis de conduire. Ce n’est donc PAS le permis international.

Pour faire traduire votre permis, deux solutions :

  • Vous pouvez faire les démarches en amont de votre voyage. Certains organismes vous proposent de s’occuper des démarches à votre place et de vous envoyer votre traduction par courrier directement en France. Vivre le Japon propose, par exemple, une formule à 65 euros.
  • Vous pouvez faire votre traduction directement sur place, au Japon, en vous rendant dans un des centres JAF. Plus de détails par ici. La procédure vous coûtera environ 25 euros.

Personnellement, je n’ai utilisé aucune de ces deux méthodes. L’agence de location Japan By Van, que j’ai choisi lors de mon road trip de 3 mois en van au Japon en 2019, m’a proposé une formule comprenant directement la traduction du permis de conduire. Ils se sont occupés des démarches à ma place et j’ai récupéré ma traduction en même temps que le van loué.

Sauf erreur de ma part, la traduction officielle du permis est valable à vie.

Attention

L’agence de location vous demandera l’originale de la traduction de votre permis. La photocopie n’est pas acceptée. Mon compagnon s’est vu refusé une location à son nom car nous ne mettions plus la main sur l’originale et que nous avions seulement la photocopie sur nous.

Le prix d’une location

Remove the row

Column: 1

road trip japon van

Column: 2

Pour louer une voiture au Japon, je passe généralement par le site de Rental Cars. Ça me permet de comparer les prix et de pouvoir annuler si besoin.

Je n’ai loué qu’une seule fois directement sur le site de l’agence, je crois que c’était à Ishigaki, le paradis d’Okinawa, parce qu’il n’y avait plus rien de disponible sur Rental Cars.

Dans les deux cas, je n’ai pas observé de différences significatives sur les prix.

Je m’en sors en général pour moins de 40 euros la journée de location en prenant une voiture compacte avec boîte de vitesse automatique.

Sauf pour le van, qui était logiquement plus onéreux, je n’ai jamais eu à payer plus de 40 euros la journée de location d’une voiture.

L’essence

L’essence au Japon est un poil moins cher qu’en France. Le prix moyen oscille entre 1,08 et 1,27 le litre (cf. Combien coûte).

Les limitations de vitesse étant basse, et les voitures consommant peu, on utilise généralement moins d’essence au Japon qu’en France.

Quelques exemples de dépenses dans des situations totalement différentes pour vous donner un ordre d’idée :

  • nous avons parcouru plus de 350 km pendant une journée d’excursion au Mont Fuji depuis Tokyo et nous en avons eu pour 26 euros d’essence. La grande majorité des routes empruntées étaient des autoroutes, nous étions 4, nous avons utilisé le chauffage quasiment tout le long et nous avons fait le plein en centre de Tokyo.
  • nous avons loué une voiture pendant 3 jours à Iriomote, l’île sauvage d’Okinawa où nous n’étions que sur des petites routes, nous n’étions que 2 et nous n’avons utilisé ni chauffage ni clim.  Nous avons dépensé 16 euros d’essence. Je n’ai pas le nombre de kilomètres exacts, mais nous étions également autour 300/350 km.

Les péages

Les péages sont particulièrement onéreux au Japon.

J’avoue ne pas avoir vraiment compris le système de calcul. J’avais fait une estimation avant mon dernier voyage de 10 jours au Japon et j’étais tombée juste, mais honnêtement j’avais un peu fait ça au feeling.

Pour plus de détails sur les péages au Japon, je vous invite à lire l’article de Japan Ride.

Ici, je ne vais vous présenter que mes dépenses personnelles, afin de vous donner un ordre d’idée :

  • Pour traverser le pont Akashi et rejoindre l’île d’Awaji, nous avons dépensé l’équivalent de 20 euros.
  • Pour sortir de Tokyo nous avons payé l’équivalent de 10 euros. Cette dépense est aussi nécessaire pour rentrer dans Tokyo en voiture.
  • Pour aller de Tokyo jusqu’à la préfecture de Shizuoka sur autoroute, nous avons dépensé 56 euros de péages aller/retour.

Comme en France, vous avez une voie de péage réservée aux détenteurs d’un badge particulier (l’équivalent du badge Vinci chez nous) et une voie ouverte à tous.

Si vous souhaitez faire des économies, je vous conseille d’éviter les péages et de privilégier les routes de campagne. Les temps de trajet seront plus longs, mais la route sera bien plus sympathique.

C’est ce que nous avons tout du long de nos 3 mois de road trip et cela nous a permit d’économiser beaucoup d’argent tout en découvrant des coins hors des sentiers battus magnifiques comme les gorges de Kizekkyo, pour ne citer qu’elles.

Les parkings

Les fameux parkings japonais ! On entend à tout va que « C’est super difficile de se garer au Japon » et que « C’est très cher le stationnement au Japon » mais qu’en est-il dans la réalité ?

Déjà, on va nexter la première affirmation : non, il n’y a rien de compliqué pour se garer au Japon. C’est la même chose que chez nous : en grande ville il sera plus simple d’aller dans un parking, dans les petites villes il y aura surement des places dans les rues, et en campagne les places ne manquent pas.

Quant à la deuxième affirmation :

Si vous circulez dans les grandes villes, alors oui le stationnement peut être onéreux. Et encore.

Bien sûr qu’à Tokyo le parking fera mal. Comme à Paris ou tout autre capitale. J’ai payé une nuit de parking à 25 euros dans notre hôtel, mais à contrario je me suis garée toute une journée à Himeji pour seulement 5 euros, à deux pas du château.

Quand on voit des tarifs de 1 à 2 euros de l’heure en France (valable dans les grandes villes comme les petites villes), je trouve que nous sommes un peu hypocrites de dire que le stationnement au Japon est onéreux. Et si on veut continuer dans la comparaison, comme je vous en parle dans mon article budget pour 5 jours à Barcelone : j’ai payé 21 euros pour 4h30 de stationnement. Ma nuit de stationnement en plein cœur de Tokyo était donc moins cher.

En campagne, la grande majorité des parkings sont gratuits.

Sur les lieux touristiques tels que les Chutes de Shiraito ou les Akame 48 Waterfalls le parking peut être payant. Le tarif tourne généralement autour des 500 yens, soit environ 4,20 euros. C’est souvent un tarif unique.

En ville, le parking est toujours payant. Pour comprendre les tarifs appliqués, voici un exemple type :

Remove the row

Column: 1

parking japon

Column: 2

Ici nous sommes à Tokyo, dans l’arrondissement de Shinjuku et plus précisément dans le quartier de Kabukicho.

Sur la ligne du bas, on peut lire que le tarif est de 300 yens pour 25 minutes. Retenez bien les kanjis pour minutes et pour yens, ça vous sera utile.

Sur la ligne du haut, on peut lire que de 7h à 18h, quelle que soit la durée de votre stationnement, le maximum que vous paierez est 1 500 yens. Et de 18h à 7h, le maximum est 1 700 yens.

En gros, lorsque vous voulez vous garer en ville, et que vous savez que vous allez y rester plusieurs heures, ce n’est pas le tarif à la demi-heure qu’il faut regarder mais le tarif maximum appliqué.

Lors de votre recherche de parking, ne regardez que ça : « combien je vais payer au maximum ? ».

Si vous voyez un parking qui prend 100 yens pour une demi-heure, mais dont le tarif maximum est de 700 yens VS un parking qui prend 200 yens pour une demi-heure mais dont le tarif maximum est de 500 euros, c’est le second qu’il faudra choisir.

Bien évidemment, cela n’est valable que si vous comptez y rester plusieurs heures. Si vous ne souhaitez stationner qu’une demi-heure ou une heure, regardez le tarif à la demi-heure.

Circuler au Japon

Remove the row

Column: 1

road trip japon

Column: 2

Première chose à savoir : on roule avec le volant à droite, sur la voie de gauche !

Bien que j’avais déjà conduit « à l’envers » pendant mes 3 semaines en Nouvelle-Zélande, je dois tout de même avouer que je n’étais pas spécialement à l’aise avec l’idée. Surtout que, en Nouvelle Zélande, j’ai été amené à me tromper de sens à plusieurs reprises …

Je suis donc partie cette fois avec LA mémo-technique : si vous ne savez plus sur quelle voie vous devez rouler, dites-vous simplement que le conducteur se trouve du côté intérieur de la route, et non à l’extérieur. Ainsi, vous ne pourrez jamais vous tromper.

Ceci étant dit, passons maintenant à la vie routière japonaise : on lit à tout va que, à l’image de la réputation du pays, les automobilistes locaux sont respectueux des règles et des autres conducteurs, et surtout courtois. Mais je trouve cette affirmation un peu facile et réductrice.

Comme partout sur Terre, il y a de tout : ceux qui collent au cul, ceux qui doublent n’importe comment, ceux qui sont à l’ouest, ceux qui ne veulent pas te laisser passer …

Et au Japon, certaines choses nous ont bien étonné :

  • Très peu de respect des limitations de vitesse. On en a fait des kilomètres pendant notre itinéraire de 3 mois au Japon, et on était toujours les SEULS à respecter les limitations. On se faisait doubler par tous (camion y compris).
  • S’arrêter au feu rouge lorsque ce dernier passe au rouge ne semble pas vraiment être dans les coutumes non plus. Au contraire, c’est plutôt à coup de « Aller hop je passe vite fait bien fait ! ».

Il semble que les autorités japonaises soient assez peu regardantes sur les excès de vitesse et les feux rouges (d’après les fameux « on dit », donc je vous laisse juger de la véracité de l’information), en revanche elles sont intransigeantes sur la consommation d’alcool. Ici c’est tolérance 0 ! Ne vous risquez donc pas à prendre le volant après un verre.

Bon, hormis ça, circuler au Japon n’est vraiment pas compliqué. Vous trouverez dans cette vidéo les différentes règles de conduite que je vous encourage vivement à visualiser avant votre départ.

Louer une voiture au Japon : mon expérience

J’aime les road trip. Généralement, c’est ma façon de voyager de prédilection.

Que ce soit en Slovénie, en Nouvelle-Zélande, en Islande ou bien aux Açores, ce que j’aime c’est prendre la route et vivre mon voyage au jour le jour, avec ses bonnes ou ses mauvaises surprises.

Bien que la grande majorité des voyageurs se déplacent en transport en commun au Japon, et que tous les retours d’expériences vont dans ce sens, je ne voulais vraiment pas parcourir le Japon de cette manière, et je souhaitais avoir mon propre véhicule.

Bien évidemment, mon retour est plus que positif, et je sais très bien que je louerais une voiture pendant mes futurs voyages au Japon. La question ne se pose même pas pour moi : la liberté offerte par la voiture est bien trop plaisante et importante pour moi.

Je ne comprends pas vraiment pourquoi tant de personnes sont réfractaires à l’idée de louer une voiture au Japon. C’est un pays qui s’y prête très bien.

Bon à savoir quand on loue une voiture au Japon

  • Pour éviter les frais d’autoroutes, nous avions cochés sur Google Maps « éviter les péages » ET « éviter les autoroutes » par précaution. Je vous déconseille de faire de même : nous nous sommes retrouvés sur des routes vraiment dangereuses. En cochant uniquement « éviter les péages » vous emprunterez les parcelles d’autoroute gratuites. Ça semble logique, mais nous avions peur que Google ne soit pas forcément au point sur les péages des autoroutes japonaises du coup, dans le doute, nous avions coché les deux. Mais ce qui n’est pas le cas : vous pouvez lui faire confiance.
  • Attention au temps indiqué par Google Maps pour arriver à destination : généralement, nous mettions quasiment 2x plus de temps lorsque nous roulions sur les routes de montagne.
  • Pour compléter cet article, je vous invite à lire le guide de Un Gaijin au Japon.

Remove the row

Column: 1

louer voiture japon

Column: 2

louer voiture japon

Et vous, vous avez déjà testé l’expérience du road trip au Japon ?
Si oui, recommanderiez-vous aux futurs voyageurs de louer une voiture au Japon ? 
Si non, est-ce une option que vous envisagez pour votre futur séjour ?

Vous avez aimé cet article ? Vous avez une question ? N'hésitez pas me laisser un commentaire !

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.