Le Tohoku en 3 semaines au Japon : de Fukushima à Aomori

Le Tohoku en 3 semaines au Japon : de Fukushima à Aomori

La région du Tohoku en 3 semaines au Japon

Le Tohoku est une région japonaise réputée très peu touristique. Et, en effet, il est plutôt rare de voir des itinéraires au Japon incluant un passage dans le Tohoku. Pour ma part, j’ai toujours voulu découvrir cette partie du Japon pour un lieu tout particulièrement : la préfecture d’Aomori, et plus précisément Osorezan, le Mont Osore.

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Si vous avez grandi entre la fin des années 90 et le début des années 2000, comme moi, devant les premiers « dessins animés japonais » qui passaient à la télé, vous avez peut-être connu Shaman King. Et si vous avez connu cet anime, alors vous n’êtes pas passés à côté de l’arc du Mont Osore présentant la rencontre entre les deux protagonistes du titre. Je crois en avoir déjà parlé dans un ou plusieurs autres articles, mais Shaman King est le manga qui m’a fait découvrir le mot « manga » et donc, de fils en aiguilles, toute la pop culture japonaise.

Il y a donc pour moi un attrait très personnel à la découverte de la préfecture d’Aomori, et donc plus largement du Tohoku. Je suis venue avec quelques impératifs en tête, dont le Mont Osore, mais aussi les Trois Monts Dewa dont je vous parle dans mon article présentant mon itinéraire d’un mois au Japon.

Pour rappel, dans le cadre de ce voyage au Japon en été, nous avons passé 2 semaines à Tokyo et 3 semaines de road trip dans la région du Tohoku. Cet article se concentre alors sur cette partie du voyage, dont l’itinéraire est illustré juste à droite, avec comme point de départ et de retour la préfecture de Fukushima.

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tohoku 3 semaines

Sans rentrer dans tous les détails, car de nombreux autres articles viendront compléter celui-ci (vous pourrez cliquer sur les liens qui vous intéressent lorsqu’ils seront publiés), faisons un tour d’horizon des différentes préfectures du Tohoku, de leurs caractéristiques et des différents lieux où nous nous sommes arrêtés pendant ce road trip de 3 semaines dans le Tohoku !

Le Tohoku en 3 semaines

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voyage japon été

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Préfecture de Fukushima

Première et dernière étape de notre road trip de 3 semaines dans le Tohoku, la préfecture de Fukushima faisait partie de mes plus grandes attentes en termes de découverte.

Nous avions plusieurs choses prévues au programme que nous n’avons pas pu faire, comme l’étang Akanuma et le lac Goshiki, et ce, à cause d’une mauvaise estimation des temps de trajet entre notre hébergement et les différents points d’intérêts : la région étant très montagneuse, la route fut bien plus longue que prévu !

Paradis des randonneurs, la préfecture de Fukushima possède un grand espace verdoyant et rocailleux où se côtoient lacs, montagnes et étangs, dont les étangs Goshikinuma, notre premier arrêt de ce road trip.

Après une journée à découvrir les étangs Goshikinuma, nous avons enchaîné avec la préfecture de Miyagi, et nous ne sommes revenus à Fukushima qu’à la fin du séjour, pour y découvrir la ville de Aizuwakamastu, son château et son temple Sazae.

Pour plus de détails, rendez-vous sur mon article dédié à la préfecture de Fukushima.

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matsushima prefecture miyagi

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Préfecture de Miyagi

Principalement connue pour abriter la plus grande ville du Tohoku, Sendai, la préfecture de Miyagi est aussi un incontournable des cartes postales japonaises, puisque c’est là que l’on y trouve l’une des 3 plus belles vues du Japon : la baie de Matsushima !

Aux côtés de Miyajima et son torii flottant et Amanohashidate, la baie de Matsushima est composée de quelque 260 îles, de quoi offrir un beau panorama.

Nous avons passé un jour à Matsushima où nous avons participé au Obon sur le retour du séjour.

À l’aller, nous avons consacré une demi-journée et une soirée à Sendai et avons fait le stock de whisky à la Nikka Whisky Sendai Factory avant d’arriver en ville. Si vous êtes fan de whisky, c’est la bonne adresse où s’arrêter déguster quelques verres, mais attention, il faudra un Sam pour reprendre la route, au Japon c’est tolérance 0 !

Nous avons finalement très peu vu de la préfecture de Miyagi, car nous nous sommes concentrés sur la baie de Matsushima qui était une étape très attendue du séjour.

Pour plus de détails, rendez-vous sur mon article dédié à la préfecture de Miyagi.

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morioka japon

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Préfecture d’Iwate

La préfecture d’Iwate porte le nom de sa montagne Iwate, un stratovolcan de 2038 mètres de haut qui surplombe la ville principale, Morioka.

Nous avons consacré 2 jours à Morioka où nous avons pu assister au plus grand défilé de tambours du monde, le Morioka Sansa Odori Festival. Cette étape du road trip fut l’une de nos favorites, tant parce que nous avons adoré l’ambiance calme et simple de Morioka que parce que son festival fut l’un des plus beaux matsuri auxquels nous avons participé de tout le séjour.

Avant de rejoindre Morioka, nous avons passé une journée à arpenter les routes entre Ichinoseki et Hiraizumi, deux villes connues pour leurs trésors : l’une pour ses gorges Genbikei, et l’autre pour ses temples qui lui valent le surnom de « la Terre Pure bouddhiste ».

La préfecture d’Iwate est réputée pour son artisanat très développé, dont celui de la fonte. Si vous passez par là, prévoyez un budget cadeaux et souvenirs, car vous avez là de quoi ramener des produits locaux de haute qualité !

Pour plus de détails, rendez-vous sur mon article dédié à la préfecture d’Iwate.

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préfecture aomori péninsule shimokita

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Préfecture d’Aomori

Mon gros coup de cœur du séjour ! Nous avons passé presque 5 jours dans la préfecture d’Aomori :

C’est donc la préfecture dans laquelle nous avons passé le plus de temps, et donc la préfecture dont nous avons le plus vu.

La préfecture d’Aomori est la plus au nord de l’île d’Honshu. À son extrémité nord, le Cap Oma, il est même possible d’y apercevoir les côtes d’Hokkaido. Hormis la ville d’Aomori très populaire pour son Nebuta Matsuri, la préfecture d’Aomori est relativement peu fréquentée. Certains lieux sont même désertés, comme la péninsule de Tsugaru qui ressemble à s’y méprendre à un décor de films d’horreur.

Mais c’est surtout une préfecture qui regorge de magnifiques paysages, notamment sur la péninsule de Shimokita.

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Préfecture d’Akita

La préfecture d’Akita est l’une de celle dans laquelle nous avons passé le moins de temps.

Nous y sommes en réalité passés en coup de vent, puisqu’elle s’est limitée à être une étape entre les préfectures d’Aomori et de Yamagata dont nous avons profité pour faire la route « tranquillement ».

Nous y avons donc eu une première journée de voiture vers Kazuno avec un arrêt au lac Towada et aux mines Osarizawa, que nous avons adorés pour les paysages découverts.

Puis, nous y avons passé une seconde journée pour visiter sous la pluie la ville de Kakunodate, connue pour ses maisons de samouraï, qui fut également un super moment.

En d’autres termes : nous avons très peu vu de la préfecture d’Akita, mais le peu que nous avons aperçu nous a clairement donné envie de revenir pour la découvrir plus en profondeur !

Pour plus de détails, rendez-vous sur mon article dédié à la préfecture d’Akita.

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préfecture yamagata

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Préfecture de Yamagata

Lorsque j’organisais ce séjour, je croyais ne faire qu’un arrêt dans la préfecture de Yamagata : Tsuruoka pour sa randonnée aux Trois monts Dewa.

Une fois sur place, je me suis rendu compte que d’autres lieux étaient au programme, et pas n’importe lesquels : le Yamadera, l’un des plus beaux temples de ce séjour, qui m’était totalement inconnu avant ce voyage, et le Ginzan Hot Spring, le grand incontournable du paysage japonais sous la neige que vous avez déjà vue un peu partout sur le net.

Nous avions également prévu un arrêt au Mont Zao, mais nous avons dû y renoncer par manque de temps. Nous y passerons sans aucun doute lorsque nous remettrons les pieds dans la région du Tohoku, car le lieu semble parfait pour randonner et profiter des onsens en fin de journée !

La préfecture de Yamagata est vaste et, à l’image du reste du Tohoku, très verdoyante. C’est une préfecture que j’aimerais plus découvrir, car elle cache de nombreux trésors pour tous ceux qui aiment les temples perdus en forêt et les paysages montagneux.

Pour plus de détails, rendez-vous sur mon article dédié à la préfecture de Yamagata.

La région du Tohoku au Japon

La région du Tohoku est une partie peu peuplée et peu touristique du Japon. La nature y est prédominante et, de fait, la faune qui s’y abrite y est bien développée. Il est ainsi très probable d’y rencontrer des singes à l’état sauvage et… des ours ! Pour les singes, nous en avons croisé par 3 fois : une première fois, ils étaient 2 à se chamailler au bout milieu d’une route à 4 voies où notre présence semble les avoir étonnés (et, en effet, on n’y a pas vu d’autres voitures) ; la seconde fois, ils étaient plus d’une dizaine en bord de route, en train de chiller au max ; et la troisième fois, ils étaient quelques-uns dans des arbres au-dessus de la route, et l’un d’entre eux est tombé devant la voiture. Pour la première et la troisième rencontre, le freinage d’urgence a été obligatoire ; en d’autres termes : même si vous vous croyez seuls sur la route, un singe peut débouler de nulle part !

Quant aux ours, nous n’en avons bien heureusement jamais croisé. Pour autant, quasiment tous les lieux en nature affichaient des panneaux de mise en garde. Il ne m’en a pas fallu plus pour me mettre en panique totale à l’idée d’en croiser un, d’autant plus que les panneaux insistaient bien sur le caractère agressif et dangereux de ces grandes bêtes. Ces derniers insistaient aussi sur l’utilisation d’une cloche à ours, mais n’ayant pas prévu le coup, je n’en avais pas.

Je me suis alors renseignée sur l’efficacité des cloches, et sur les comportements à adopter en cas de rencontre. Je vais donc tenter de vous partager ce que j’ai compris : les ours n’aiment pas être surpris, et encore moins lorsqu’ils mangent et/ou qu’ils sont accompagnés de leurs petits. La cloche à ours a donc pour objectif de les prévenir de notre présence. Cependant, si vous marchez au bord d’un cours d’eau ou qu’il y a beaucoup de vent, le bruit de votre cloche sera couvert par le bruit des éléments. De plus, si certains sont bien prévenus de votre présence par la cloche et s’éloignent donc, d’autres peuvent, dans de rares cas, être curieux de découvrir ce qui fait ce bruit. La cloche à ours n’est donc pas un outil imparable. Le mieux est donc de rester à proximité d’autres randonneurs, et de connaître les différents signes et comportements à avoir, pour cela rendez-vous sur Parcs Canada et Pays de l’ours.

Ceci étant dit, vous êtes prévenus et vous pourrez profiter du Tohoku en étant mieux équipés et informés que moi !

Au-delà de ces potentielles rencontres plus ou moins appréciables, le Tohoku est une magnifique région hors des sentiers battus du Japon. Nous avons adoré notre voyage au Japon cet été grâce à ce programme qui nous correspondait parfaitement : pleins de magnifiques paysages, un peu de ville, beaucoup de rizières, de belles montagnes, très peu de monde, etc. Bref, un séjour hors du temps, une coupure dans le quotidien, tout ce qu’on attend d’un voyage réussi !

péninsule shimokita préfecture aomori

Et vous, vous avez déjà visité le Tohoku au Japon ? 
Quel est ou quel serait votre programme pour visiter ce coin du pays ?

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