Le Mont Aso :  le volcan japonais qui ne dort jamais

Le Mont Aso : le volcan japonais qui ne dort jamais

Le Mont Aso : le volcan japonais qui ne dort jamais

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Si vous cherchez un endroit où poser vos valises quelques jours pendant votre voyage au Japon, vous voilà au bon endroit.

Le Mont Aso, situé au centre de Kyūshū, dans la préfecture de Kumamoto, est parfait pour rayonner depuis un seul point de chute.

En plus d’être lui-même particulièrement dépaysant et passionnant à découvrir, tous ses alentours sont une plongée dans un Japon traditionnel, rural et préservé.

Notre arrivée au Mont Aso était pour nous une étape importante du séjour.

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Carte Préfecture Kumamoto Japon

Même si ce n’était pas le point le plus bas de notre road trip de 12 jours à Kyūshū (les îles Amakusa étant plus au sud), c’était dans notre tête le « milieu du voyage », qui précédait la remontée vers Fukuoka (et donc la fin !).

Et puis c’était un lieu dont nous attendions beaucoup : accéder au cratère d’un volcan toujours actif, qui se distingue par une caldeira de 25 km sur 18 km, ce n’est pas quelque chose que l’on fait tous les jours.

Le lieu promet d’être impressionnant, et c’est bien le cas !

Le Mont Aso : un volcan hors norme au Japon

Mont Aso Japon

Dès que l’on arrive au Mont Aso, l’atmosphère change considérablement.

Nous voici dans le plus grand complexe volcanique du Japon, et on comprend vite que l’environnement n’est pas le même.

Le Mont Aso n’est pas un volcan isolé, c’est en réalité tout un ensemble qui résulte de nombreuses éruptions qui ont donné lieu à cinq cônes principaux et une caldeira de plus de 300 km²… soit environ 3 fois la surface de Paris ! Bien que cette estimation soit approximative, car basée sur une forme elliptique, elle permet de donner un ordre de grandeur, et quelle grandeur !

Parmi les principaux pics, on note le Naka-dake, haut de 1 506 m d’altitude, qui est le plus visité.

Je ne vais pas vous mentir : je n’avais aucune connaissance de tout cela avant d’arriver au Mont Aso, et je ne savais même pas qu’il y avait plusieurs lieux à y découvrir. J’ai simplement noté la présence d’un cratère, celui du Naka-dake donc, et c’est là que nous sommes allés.

Nous sommes arrivés de nuit au sud du Mont Aso, dans la petite ville de Minamiaso pour rejoindre notre logement : Soil, une petite maisonnette avec tout le confort nécessaire, pour seulement 57 euros la nuit, dans un environnement on ne peut plus calme.

Avec cette arrivée tardive, nous ne nous sommes pas tout de suite rendus compte de ce qui nous entourait.

Mais le paysage depuis la fenêtre au réveil fut tout simplement sublime, photo ci-dessous pour preuve !

Préfecture Kumamoto Mont Aso Japon

En voyant ça, ni une ni deux, nous avons plié bagage et repris la route. L’objectif étant d’arriver au cratère le plus vite possible pour profiter d’une belle luminosité.

Mais les choses ne sont pas toujours parfaites. Si deux jours plus tôt nous avions eu une sublime journée à Amakusa avec Sakitsu et le sanctuaire Kuratake, qui s’est conclue sur un magnifique coucher de soleil à la Nagabeta Seabed Road, cette fois-ci nous avons plutôt enchaîné les fails.

D’abord parce que nous aurions dû arriver au Mont Aso une demi-journée plus tôt (timing décalé à cause de la journée à Kumamoto improvisée…), ensuite parce qu’on ne savait pas vraiment où et comment rejoindre ce cratère, et puis parce que la météo se dégradait à vue d’œil.

Mont Aso Japon

Nous sommes donc arrivés un peu en hâte à ce parking, et nous sommes allés nous renseigner au Musée du volcan Aso.

Le personnel sur place (un monsieur très content de pratiquer son anglais !) nous explique alors que la visite du cratère est conditionnée par son activité géothermique et par la météo, et que l’accès peut être fermé à tout moment. Car oui, je le rappelle : le volcan est toujours actif ! Lorsque les émanations sont trop concentrées ou que le niveau d’alerte monte, les accès sont alors fermés.

Les gros nuages et l’énorme fumée sortant du cratère menaçant, il nous conseille d’y aller au plus vite. Nous reprenons donc la route, direction le fameux cratère !

Vous voyez cette grande fumée au loin, à droite ? Ce sont les émanations du Naka-dake !

Mont Aso Japon

Le plus simple pour s’y rendre est bien évidemment de louer une voiture au Japon.

Un droit d’entrée d’environ 3 euros est demandé par voiture, et un large parking vous y attend.

Il est déconseillé voir interdit pour certaines personnes d’aller au Mont Aso, et je vous renvoie sur le site officiel pour plus d’informations.

Mont Aso Naka-dake Japon

Le vent y souffle très fort et il fait froid. Les roches affichent des couleurs atypiques et caractéristiques, pas de doute : nous sommes face à une force de la nature, et nous voilà tout petits.

Les installations sur place sont étranges.

Ces bunkers ronds nous renvoient tout droit dans un univers de science-fiction, comme si nous étions sur une autre planète.

C’est clairement le genre d’endroits que l’on adore, mais ce mauvais temps nous empêche de profiter du cratère qui est à peine visible.

Mont Aso Naka-dake Japon

Nous sommes longuement restés à essayer de l’entrevoir, mais après presque une heure, il a fallu se rendre à l’évidence : aujourd’hui n’était sûrement pas le bon jour.

Nous sommes donc repartis à la fois fascinés par la force du volcan, troublés par l’ambiance générale du lieu, et déçus de ne pas en voir plus.

En partant, nous repassons au parking pour nous arrêter dans les boutiques de produits locaux, chose que je vous recommande fortement (d’ailleurs, petite info pratique : le ticket de parking est valable toute la journée, on peut donc partir et revenir).

Puis nous mettons le cap vers Usuki, la ville et ses bouddhas de pierre.

Mont Aso Japon

Mont Aso Naka-dake Japon

Pour compléter

Les choses à faire et à voir autour du Mont Aso sont nombreuses. On peut largement y rester plusieurs jours, en logeant à un seul et même endroit et en rayonnant depuis ce point de chute. C’est d’ailleurs mon seul regret de ce séjour : ne pas avoir pu accorder plus de temps au Mont Aso.

Ainsi, on peut noter :

  • Kurokawa Onsen : ce petit village thermal de montagne se distingue par ses nombreux bains, dont des rotenburo, des bains en pleine nature. Niché au cœur d’une forêt verdoyante, Kurokawa Onsen est LE lieu pour se reposer et se détendre. L’activité principale est de s’y baigner, puis de dormir dans l’un des ryokan du coin. Nous n’avons pas eu le temps de nous y arrêter, à mon plus grand désarroi !
  • Le sanctuaire Kamishikimi Kumanoimasu : dans la famille des ratés, voici le plus gros fail du voyage. J’ai tout simplement oublié ce sanctuaire lorsque nous sommes arrivés au Mont Aso, alors qu’il faisait bien partie de l’itinéraire prévu, et lorsque nous avons repris la route pour Usuki, nous n’avions plus de temps pour nous y arrêter. J’en ai râlé jusqu’au lendemain ! « Encore une excuse pour revenir », je me réconforte comme ça…
  • Le temple Fukoji : bien moins connu que le précédent sanctuaire, ce temple est caractérisé par ses bouddhas taillés à même la roche et sa grande grotte. Situé à mi-chemin entre le Mont Aso et Usuki, c’est un bon spot où s’arrêter sur la route. Bien évidemment, je l’ajoute à la liste des choses à rattraper quand je reviendrai.
  • Les gorges Takachiho : je pense qu’il est inutile de les présenter tant elles envahissent les réseaux sociaux. Ces fameuses gorges, situées dans la préfecture de Kagoshima, sont en réalité à peine plus d’une heure de route du Mont Aso. Quand je vous dis que c’est le spot parfait pour poser ses valises et rayonner plusieurs jours !
  • Amanoyasukawara : non loin des gorges Takachiho se cache cette grotte qui, au même titre que le sanctuaire Kamishikimi Kumanoimasu, s’est fait son petit nom et déplace maintenant les foules. Et lorsque l’on voit les photos du coin, on comprend vite pourquoi. Vous vous doutez qu’Amanoyasukawara fait également partie de ces ratés que j’espère voir un jour.
  • Tsuetate Onsen : un peu plus au nord que Kurokawa Onsen, ce village thermal est… original ! À la fois lugubre et industrielle, on dirait que le village est une machine vivante géante. Personnellement, j’ai trouvé l’ambiance un peu steampunk, et j’ai adoré ! Je vous en parle plus en détail dans mon article dédié au Tsuetate Onsen. (publication à venir)

Je pourrais continuer à noter de nombreuses gorges, cascades et observatoires, mais il est difficile de les sélectionner sans les avoir visitées. En tout cas, comprenez ici qu’il y a l’embarras du choix !

Circuit 2 semaines Japon Kyushu

Mont Aso, je reviendrai !

Je pense que vous avez compris à la lecture de cet article toute ma frustration. J’ai adoré le Mont Aso, pour le peu que j’ai réussi à en profiter, car tout est vraiment différent ici ; mais je regrette de ne pas avoir pu en profiter plus.

À refaire, je changerais deux choses : tout d’abord, je me lèverais tôt pour filer tout droit vers le sanctuaire Kamishikimi Kumanoimasu qui souffre d’une forte fréquentation ; ensuite, je dédierais plus de temps au Mont Aso et à ses alentours. Afin de pouvoir en profiter sous son meilleur jour, en ayant plus de possibilités, mais aussi pour découvrir tout ce qui s’y trouve à proximité, sans avoir à changer d’hébergement.

D’ailleurs, je pense que la saison de l’automne est agréable mais peut-être pas la plus optimale pour voir le Mont Aso. Son visage verdoyant de l’été me fait bien de l’œil.

En d’autres termes : il ne fait aucun doute que nous reviendrons par ici un jour, car le moment est vécu à la fois comme une réussite (parce qu’on a adoré) et un échec (parce qu’on en est repartis frustré).

Alors : Mont Aso, je reviendrai ! Et vous, si vous hésitez à ajouter le Mont Aso à votre itinéraire ou pas, je pense que vous avez deviné mon avis sur le sujet.

Mont Aso Naka-dake Japon

Et vous, vous êtes allés au Mont Aso ?

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