Etudes, travail et voyages sont-ils compatibles ?

Etudes, travail et voyages sont-ils compatibles ?

Note avant de commencer la lecture : toutes nos expériences nous sont propres, et nous pouvons tous vivre un même événement de manière différente selon plusieurs facteurs. Ici, je vous parle de mon expérience. Elle m’est totalement personnelle. Elle n’est donc pas une “vérité” et peut être différente pour quelqu’un d’autre.

Diplômée depuis tout juste 5 mois, je sors à peine de la galère financière du statut d’étudiant. Pendant ces 5 années, je n’ai pas toujours eu l’occasion de voyager comme je l’aurais voulu. Surement pas par manque de temps compte tenu des emplois du temps très libres fournis par l’université, mais clairement par manque d’argent. Pour remédier à cette situation et subvenir à mes besoins d’évasions, j’ai cherché les différents bons plans me permettant de voyager en étant étudiante. Mais sans argent, pas de miracle. Les bons plans ne suffisaient pas…

J’ai donc pris une décision : travailler.

J’ai d’abord cherché un travail du soir. Ma volonté première était d’atteindre la liberté de gagner mon propre argent  afin de pouvoir partir, encore et encore.

J’ai commencé par un job de baby-sitting. Ce job est particulièrement accessible pour les personnes qui n’ont aucune expérience professionnelle et reste, malgré tout, une très bonne expérience. Si j’adorais les gamins dont je m’occupais, après une année j’ai compris que je ne pouvais pas continuer. Cumulées, je passais en moyenne 5 heures par jour entre le trajet et le temps de travail pour ne gagner qu’un petit 300/350 euros par mois. Mes plannings étaient tout fait : en cours de 9h à 15h30 puis au travail de 16h à 21h.

Au bout de quelques mois, les effets ont été radicaux : j’étais de plus en plus fatiguée et irritable, je ne m’intéressais plus aux cours et la motivation n’était plus là. J’allais à la fac quelques heures de temps en temps, simplement pour ne pas trop me déconnecter. Mais je ne me sentais plus dans le cadre des études. Même si mes horaires n’étaient pas lourds, s’occuper d’enfants est bien plus difficile qu’on peut le penser. Il faut être en état d’éveil permanent, il faut faire attention à tout et pour tout, il faut être patient, pédagogue, créatif, agréable, souriant, et ne laisser à aucun moment un signe de faiblesse (les enfants sont si cruels !). Je n’avais plus l’impression d’être une jeune étudiante de 19 ans, mais une petite maman.

J’ai fini par quitter ce travail pour me consacrer à ma vie étudiante. Puis l’été est arrivé, et l’argent manquait. J’ai donc enchaîné les petits boulots jusqu’à mon entrée en master 1. Avec mon dernier travail, je suis arrivée 2 semaines en retard à la rentrée universitaire. Et j’en ai malheureusement tout de suite souffert : en 2 semaines, ces inconnus qui composaient ma promotion avaient déjà appris à se connaître et des liens s’étaient tissés. Je me suis tout de suite senti en décalage avec les autres élèves et également avec les cours que j’avais manqué. J’ai eu du mal à trouver ma place et au bout de 3 mois, j’ai à nouveau cherché un travail. Cela faisait deux ans que je gagnais mon propre argent, et il m’était difficile de retourner à ce statut précaire d’étudiant.

C’est à ce moment-là que j’ai commencé mon travail en tant qu’employée dans un cinéma multiplexe avec un contrat de 25 heures par semaine. Cette expérience fut particulièrement formatrice :

  • Sur le plan professionnel : j’ai découvert un monde du travail particulièrement dévalorisant. Ici, je n’étais rien d’autre qu’une exécutante qui doit accepter de voir ses heures supplémentaires non rémunérées (par contre, si j’avais le malheur d’arriver 2 minutes en retard, je pouvais être sûr que ce sont 5 minutes qui sont enlevées de ma paye) qui est toujours fautive s’il y a eu une quelconque erreur (et qui ne doit surtout mais alors surtout pas tenter de contredire) et qui doit profiter des 10 petites minutes de pause (chronométrées) gentiment accordées par ses supérieurs pour 5 heures de travail debout (20 minutes pour 8 heures, et 30 minutes pour 10 heures… Oui, c’est bien la loi).
  • Sur le plan humain : on est pas tous fait pour s’entendre. C’est un fait. Mais la société nous apprend à nous adapter aux autres et à accepter les gens tels qu’ils sont. Mais lorsque ces valeurs là ne sont pas partagées, il devient très compliqué de s’intégrer. J’étais trop différente pour les autres et on ne se privait pas de me le faire remarquer. Mise à l’écart, moqueries ouvertes. Bref, un grand bond en arrière en termes de maturité. Mais en dehors de ces “collègues de travail”, il y avait aussi les clients : du moment que tu es derrière une caisse, tu ne vaut pas grande chose. Entre ceux qui ne manifestaient aucun signe de politesse (je dirais bien 90% des clients. S’il vous plait, dites bonjour aux caissières ! Juste un bonjour ! Ça aide à surmonter la pression patronale quand on n’a pas cette impression d’être pris pour une merde par tout le monde) et ceux qui me jetaient les produits au visage parce que “je devrais avoir honte de vendre un produit si cher”, je me demandais si on vivait dans le même monde.
  • Sur le plan social : Comment te comporter face à des gens comme ça ? Quelle attitude avoir ? Peux-tu te confier ? À qui ? Comment accepter et supporter cette dévalorisation sociale ?

Je suis restée une année chez eux. Les premiers mois étaient particulièrement difficiles. Je sortais presque tous les soirs en pleurant, je ne dormais plus et je devenais de plus en plus fainéante à la maison.

Au bout de 5/6 mois, j’ai fini par avoir une indifférence totale envers ce travail : je me fichais de tout, tout le temps. Mon patron m’engueule ? Ça rentre dans une oreille et ça ressort de l’autre. Ah tiens, il disait un truc intéressant ? Tant pis, ça s’est simplement noyé dans la tonne de conneries qu’il pouvait déblatérer à la seconde. Je ne voyais aucun intérêt à faire mon travail proprement et convenablement. J’étais devenue la caissière ultra désagréable avec n’importe quels clients, même les plus gentils (désolée à eux, ce n’était pas personnel).

Mais ce qui a été le plus dur là-dedans, c’était l’isolement social qui en a résulté : impossibilité de sortir avec mes amis puisque si je n’étais pas trop fatiguée alors je travaillais (les petits 13h-23h les samedi et dimanche étaient plutôt sympathiques) et manque de temps personnel pour profiter de ma famille et de mon copain.

Alors oui, je gagnais « bien » pour une étudiante. Mes 800/900 euros par mois m’ont permis, sur le long terme, de réaliser de beaux voyages comme l’Islande ou le Danemark.

Mais avec le recul, je me demande si tout cela en valait la peine ?

travail et étudesJe pense avoir gâché une grande partie de mes années étudiantes et être passer à côté de beaucoup de liens sociaux que j’aurais pu créer ou renouveler, d’événements ou de situations propres à ce statut précaire qui, plus tard, nous font bien rire. Je pense avoir été trop pressée, trop impatiente. Je pense avoir sauté des étapes.

Je suis souvent tourmentée entre ces deux temps : le présent et le futur. Je pense qu’il est important de vivre au jour le jour, et en même temps je suis tout le temps plongé dans mes plans futurs : où je vais aller ? Qu’est-ce que je vais y faire ? Quand ? Combien de temps ? Comment ? Puis je me précipite à les réaliser car je me dis que tout peut arriver et que je ne veux aucun regret. Mais à force de vivre dans ce cercle vicieux, j’en viens à faire l’impasse sur certaines choses, et à prendre de mauvaises décisions. Quand on y pense, pourquoi suis-je restée si longtemps dans ce cinéma si j’y étais si mal ? Pourquoi je n’ai pas cherché un autre boulot ? Ou pourquoi je n’ai pas  tout simplement arrêté?

Je n’ai pas les réponses à ces questions (si ce n’est peut-être le faux sentiment de sécurité que me procurait le CDI ?) mais je souhaiterais juste en venir à un fait : je n’avais pas besoin de cet argent. C’était une envie, pour pouvoir réaliser mes désirs d’évasion. Mais je n’étais pas dans une situation urgente où je devais travailler. Et je me suis ruinée le moral, jour après jour, pour simplement partir ailleurs au lieu de profiter de ce que j’avais autour de moi.

En fait je me sers un peu du prétexte du voyage pour vous parler réellement de ce qu’implique le fait de travailler à côté de ses études. Car pour moi, le voyage était vraiment un prétexte pour trouver du travail. Alors oui, aujourd’hui je suis contente d’avoir fait ces choix car j’ai pu découvrir de magnifiques paysages et j’ai une expérience professionnelle enrichissante derrière moi (je sais maintenant ce que je veux et ne veux plus, ce que je peux accepter ou non et je sais maintenant dire “non, j’arrête, ça ne me convient plus”…). Mais si c’est à refaire, je privilégierais mes années universitaires qui ne seront jamais rattrapables à cette quête d’aventure que je peux à présent réaliser sans me tourmenter.

Pour répondre à la question initialement posée dans le titre de cet article, je dirais que la réponse est votre. Il est difficile de faire une généralité sur un tel sujet. C’est à vous de juger si vous vous en sentez capables et si l’investissement personnel vous semble nécessaire. Cherchez un job qui ne vous dévalorise pas, et sachez dire “stop” lorsque cela vous semble nécessaire.

La réflexion ici n’est pas seulement tournée sur la nécessité ou non de travailler pour voyager. J’aimerais en réalité insister sur l’importance de profiter de ce qu’on a avant de chercher à avoir plus. 

Aussi, si j’ai bien tiré un bénéfice de cette expérience, c’est celle de l’importance de notre métier. Cette conclusion, assez bateau mais qui n’est pas si évidente que ça : choisir son métier, aimer son métier, et se sentir bien avec ses collègues de travail est une des premières clés du bonheur ! Nous passons plus de temps au travail qu’avec notre famille ou nos amis. Il est primordial de s’y sentir bien, et de privilégier ça à un salaire ou un statut.

(Merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire jusqu’au bout ❤)

15 Commentaires

  1. 4 mars 2018 / 14 h 26 min

    cet article était super intéréssant à lire. Je souhaite te partager mon expérience personnelle à ce sujet car moi aussi j’ai travaillé pendant mes années lycées. Jai trouvé un contrat CDI à 10h par semaine en tant que caissière à Leclerc. Je travaillais les mercredis après midi et les samedis et toutes les vacances scolaires 30h par semaine. En gros je n’avais que le dimanche de disponible, mais je ne l’ai pas du tout vécu de la même manière que toi. Déjà si je travaillais c’est parce que mes parents ont été très en difficultés. Il était impossible pour eux de me financer mes activités ou tout simplement l’essence pour ma voiture (que je me suis moi même payer à l’époque) Je ne connaissais pas les voyages encore, je bossais vraiment pour vivre et pouvoir sortir sans soucis. Donc la nécessité n’est pas la même par contre je pense que tu es incroyablement mal tombé. Je prenais plaisir à bosser contrairement à toi. Je m’étais fait des amis au travail tout se passait bien et ce n’était pas une corvée. Je pense qu’un boulot qui se serait mieux passé ne t’aurait pas faire réagir de la même manière. Mais tu as bien fait de partager ton ressenti et ces événements, je pense que tu as raison sur tes mots de la fin. “Et je me suis ruinée le moral, jour après jour, pour simplement partir ailleurs au lieu de profiter de ce que j’avais autour de moi” … A l’heure d’aujourd’hui, j’ai envie de gagner plus d’argent pour voyager , mais à côté de ça je suis entrain de ruiner ce que je vis au moment présent. Il faut vraiment que je vois la vie autrement et que je me pose les bonnes questions. C’est pour ça aussi que je fais beaucoup de choses à côté de chez moi car finalement je m’évade tout autant. Il faut qu’on arrête de toujours vouloir plus et se rendre compte de ce qu’on a autour de nous.

    • Rokusan
      Auteur
      4 mars 2018 / 14 h 49 min

      Merci pour ce retour !
      Contrairement à toi, mes parents pouvaient me payer mon appartement et ma nourriture. Je n’étais pas dans la nécessité. Et quand je lis que des personnes qui, comme toi, en avaient réellement besoin, je me sens presque coupable d’avoir fait ça par cupidité ! Surtout quand je vois que ça s’est mal passé, et que “j’ose m’en plaindre”.
      Je suis tout à fait d’accord sur le fait que je suis mal tombée et que je l’aurais peut-être vécue d’une autre manière si j’avais eu un autre travail ! Par contre je n’avais pas un emploi du temps fixe. Toutes les semaines il était différent. Mais une semaine type était : 8h-18 en stage ou en cours, 19h-00h00 au travail. Avec deux (maximum trois) soirées de libre dans la semaine (week-end compris). Je n’avais pas cette même stabilité que toi. A l’heure actuelle, je ne comprends toujours pas pourquoi je ne suis pas partie plus tôt. Peut-être à cause de ce “fameux CDI” qui t’emprisonne et qui te fait croire que tu ne le trouveras jamais ailleurs.
      En tout cas j’espère que ce retour t’a permis de te “poser les bonnes questions” comme tu le dis si bien. On a quand même beaucoup de chances de vivre dans un pays comme la France, et on a de magnifiques paysages à proximité qui ne méritent que le détour ! Découvrir nos propres richesses avant de chercher celles des autres, c’est un peu ma “devise du moment” que j’ai hâte de mettre à l’oeuvre 🙂

      • 4 mars 2018 / 23 h 09 min

        Ne te sent surtout pas coupable ou gênée. Les histoires sont toutes différentes et ne peuvent pas se comparer. Et c’est tout en honneur de bosser pour voyager et non de le demander à tes parents à l’époque ! C’est une sacré preuve de maturité au contraire ! Tu bossais pour te faire plaisir et non en demandant à papa et maman. Maintenant c’est clair ton planning était atroce c’etait pas humain j’aurais aussi craqué si j’avais vécu ce genre d’expérience! Au moins ça t’apprend maintenant à savoir ce que tu veux et surtout ce que tu ne veux plus ! C’est une bonne chose finalement 🙂

  2. Evasion_a_deux
    4 mars 2018 / 14 h 41 min

    C’est un super article, très touchant ! Tu es vraiment mal tomber, c’est tellement dommage. Moi j’ai choisi de travailler tous les étés (3 mois pleins) quand j’était étudiante et cet argent me permettais de tenir toute l’annee scolaire sans devoir travailler à côté pour rester concentré dans mes études. Bonne continuation à toi

    • Rokusan
      Auteur
      4 mars 2018 / 17 h 32 min

      Tu as été bien plus raisonnée que moi, et j’aurais dû fonctionner de la même manière que toi ! Merci pour ton passage ici, et bonne continuation à toi aussi 🙂

  3. 4 mars 2018 / 16 h 59 min

    Ton article est très intéressant ! Et la réflexion pose de cruelles questions sur nos désirs premiers, les sacrifices que ça peut engendrer, et également les conséquences sur le moral et son entourage…
    J’ai commencé à travailler assez jeune, pour pouvoir payer mes études ; je suis visiblement mieux tombée que toi, j’y ai rencontré des gens sympas, venant d’horizons très différents. C’était dans une boîte de sondages !
    Aujourd’hui, je bosse dans le domaine qui me plaît, et pourtant je me retrouve davantage dans ce que tu écris de ton expérience professionnelle dans le cinéma : cela fait quelques temps que j’y suis, l’ambiance était chouette au départ, je m’y sentais bien ; puis tout s’est peu à peu dégradé… Certains collègues sont partis, d’autres sont arrivés… Ça a été de moins ne moins bon enfant, de plus en plus langue de vipère et l’ambiance conviviale a laissé place à quelque chose de plus nocif… Parfois dirigé contre moi, parfois d’autres personnes… Mais ça s’est insinué tellement progressivement que j’ai pris sur moi sans réaliser que ça devenait tout simplement invivable, et qu’il était temps de partir !
    Je blablate, mais tout ça pour dire que ton envie de voyage elle n’y est pour rien, peut-être que c’est le travail en tant que tel qui n’était pas fait pour toi et qui était destructeur….
    Travailler jeune peut-être formateur, quelle que soit la motivation, mais il faut savoir le quitter quand il se passe mal et que ça nous coûte…

    • Rokusan
      Auteur
      4 mars 2018 / 17 h 42 min

      En fait cet article se perd un peu entre “travail” et “voyage”, je fais ici le lien car c’était ma motivation première mais comme tu le dis si bien “c’est le travail en tant que tel qui n’était pas fais pour [m]oi.” Mais partir n’est pas si simple, tu sembles d’ailleurs le vivre en ce moment même : est-ce qu’on va trouver ailleurs ? Est-ce que ça va être mieux ailleurs ? Du coup on en vient aussi à se poser la question : est-ce que le problème ne vient pas de moi ? Bref, tu as tout dis avec “il faut savoir le quitter quand il se passe mal et que ça nous coûte”. Savoir faire d’un “échec” un nouveau départ ! J’espère que tu as réussi à passer ce cap dans ce nouveau travail qui semble ne plus te convenir et que tu vas trouver chaussure à ton pied ! 🙂

  4. 4 mars 2018 / 18 h 26 min

    J’ai beaucoup aimé ton article, il est très bien écrit et fluide à lire.
    Je ressens vraiment que la question n’est pas seulement faut-il travailler pour voyager? mais aussi faut-il chercher plus que ce que l’on a?
    Comme Laetitia, j’ai dû travailler toutes mes études car mes parents n’avaient pas les moyens de me donner de l’argent de poche, mes amis sortaient, faisaient du shopping et sans un minimum d’argent, j’aurai été complètement exclue de la vie sociale. Au final, j’ai apprécié mon expérience, elle m’a appris à comprendre d’où l’argent venait et à l’utiliser avec précautions, j’y ai trouvé des collègues agréables et surtout j’ai pris tellement confiance en moi. J’ai été caissière aussi, on me parlait comme une merde, comme toi et j’ai vécu des situations difficiles mais elles m’ont forgé.
    Ensuite, j’ai été vendeuse en boulangerie, là, j’étais debout face aux clients, pas le même rapport, je les servais si je voulais donc s’ils me disaient “bonjour”.
    J’ai appris à me faire respecter et ça m’a servi ensuite. J’ai travaillé tot finalement car à 17 ans je faisais mes premiers stages infirmiers et à 20 j’étais diplomée, mais au moins j’ai pris conscience que l’ambiance de travail était importante pour moi et que je ne voulais pas mettre de côté ma santé physique ou psychique pour gagner un petit salaire.
    Je suis sure que tu repenseras à cette expérience dans le futur, seulement en regardant ce que ça t’a permis d’apprendre su toi même.
    Et c’était peut-être une erreur, tu as mis de côté certains évènements de ta vie, mais je suis sûre qu’un voyage en Islande vaut plus que 15 soirées arrosées ! 😉
    J’ai eu cette période de beuverie, et ce ne sont pas les plus belles années de ma vie.

    • Rokusan
      Auteur
      8 mars 2018 / 11 h 05 min

      Merci pour ton commentaire Lucie !
      Travailler en tant qu’étudiant n’est pas chose simple mais il y a ceux qui, comme Laëtitia et toi, n’ont pas eu le choix. Vous avez beaucoup de courage pour avoir su faire face à ces contraintes-là et profiter en même temps de vos années étudiantes.
      Je pense qu’il n’y a pas que le job en lui-même qui t’apprend à te faire respecter, car j’avais beau être débout comme toi en boulangerie, je n’en restais pas moins une personne à qui le respect ne semblait pas être mérité/nécessaire autant pour les clients que pour les managers. Mais comme tu le dis, ces expériences nous forgent ! Crois moi que les choses ne se passent plus du tout de la même manière maintenant :).
      Ces expériences m’ont finalement beaucoup appris, ça c’est clair : la valeur de l’argent, la valeur des liens sociaux, la valeur de notre attachement à notre métier … Bref, beaucoup de regret mais aussi beaucoup d’apprentissage :).
      Et avec un peu de recul, il est vrai que ce voyage en Islande fut une véritable révélation pour moi … !

  5. 7 mars 2018 / 23 h 39 min

    C’est super sympa d’aborder ce sujet car lorsque l’on suit les blogs voyages on se demande comment ils font haha ! Je suis actuellement en étude (dernière année de master) et je cumule les études, un stage et plusieurs petits boulots d’interim ! Je suis clairement crevé mais j’avoue que c’est vraiment une situation que j’ai choisi pour pouvoir payer ce dont j’ai besoin, envie etc. Et puis j’ai trouvé un petit boulot qui me convient et avec des horaires très simple à aménager ! Même si clairement, on ne va pas se mentir, j’ai hâte de n’être « que » salariée mdr !
    Courage en tout cas, et c’est clair qu’il faut savoir dire non et profiter de la vie 😍

    • Rokusan
      Auteur
      8 mars 2018 / 11 h 09 min

      Oui il est vrai qu’on a bien tendance à se poser cette question ! Et même encore aujourd’hui que je ne suis plus étudiante mais à mon compte on me demande encore “mais comment tu fais pour voyager autant ?!” (parfois avec une pointe de méchanceté et/ou de jalousie … mais ça sera surement le sujet d’un prochain article ^^).
      En tout cas si tu as su trouver un travail qui te permet de tout concilier, un grand bravo ! Le problème quand on est étudiant pour trouver du travail c’est que nous n’avons aucune expérience professionnelle, il n’est donc pas toujours facile de trouver ce que l’on cherche … ! Mais si ça te convient comme ça, alors encore un peu de courage et bientôt les études seront derrières toi 😀 !

  6. 13 décembre 2018 / 11 h 41 min

    Très intéressant ! C’est toujours après coup que l’on peut regretter nos choix.
    En tous cas, sache que, contrairement à beaucoup de personnes, tes expériences, bonnes ou mauvaises, t’ont permises d’acquérir des compétences que l’université même ne pourra jamais te donner.
    Bravo pour ton parcours et profite bien de tes voyages, maintenant 🙂 !

    • Rokusan
      Auteur
      13 décembre 2018 / 17 h 58 min

      Tu soulèves un point très important et sur lequel je suis à 400% d’accord avec toi : ces expériences m’ont appris des choses que l’école ne m’aurait jamais appris ! Et d’ailleurs le système éducatif français est très loin de la réalité de l’entreprise … Mais bon c’est un autre débat 🙂
      Merci à toi et bon courage dans cette dernière année qui va être longue mais qui va te permettre de profiter plus tard ! 🙂

  7. 13 décembre 2018 / 14 h 52 min

    C’est très fort que tu ai eu le courage d’écrire cet article et de partager ton expérience ! Et tu as eu un sacré courage pour survivre à toutes ces expériences en poursuivant en même temps tes études ! C’est très compliqué, je trouve, de trouver le bon moment pour voyager parce que lorsque l’on est étudiant, on ne peut simplement pas, à la fin de nos études non plus, donc on commence à travailler pour pouvoir se le permettre plus tard… mais le plus tard commence à être tard et quand on a envie de voyager depuis ses 20 ans voire avant, ça paraît fou d’attendre tout ça ! Et puis bien souvent, on se met à travailler et à avoir d’autres priorités… c’est un petit sacrifice à faire ! Ou alors, il faut avoir le courage de voyager sans argent, certains le font, c’est une toute autre manière de voyager !

    • Rokusan
      Auteur
      13 décembre 2018 / 18 h 09 min

      Tu as tout dit : le “bon moment” pour travailler est délicat à trouver quand on a des envies d’évasion aussi grandes. Pendant les études c’est difficile et c’est beaucoup de sacrifices, juste après c’est la chasse au premier contrat qui peut être très longue et très déprimante selon le métier, puis ensuite on commence à gagner nos premiers salaires et on a envie de partir mais nous n’avons que 5 semaines de congés payés (qui peuvent d’ailleurs être imposées), et puis si on décide de partir maintenant sur le long terme alors on aura un trou sur le CV qui risque d’être “mal vu”. Bref, il y a beaucoup de choix à faire en réalité 🙂
      En tout cas merci pour ton commentaire, j’ai beaucoup hésité à publier cet article. Mais j’ai eu tellement de retours positifs ici et sur Instagram que je suis contente de l’avoir fait même si c’est difficile pour moi d’écrire quelque chose d’aussi personnel ! Si cet article peut servir à d’autres, alors j’aurais réussi à passer mon message 🙂

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